Franchir le mur du débutant

Le mur du débutant

Vous avez acheté un bel appareil, et vous avez regardé sur internet comment apprendre la photographie.
On vous a parlé du triangle d’expositon, le mode priorité ouverture, le format RAW et le développement sous Lightroom.
Oui, à l’heure du numérique, on passe tous par ces étapes si on essaye d’apprendre par nous même.
Vous faites souvent de la photo de reportage, ou du paysage dans mon cas. Peut être un peu de portrait.
Vos proches commencent à vous dire « il fait des belles photos ton appareil! ».
Et soyons honnête, oui vous avez beaucoup progressé en technique photo.
Et ça motive! C’est très gratifiant de progresser dans un domaine et de faire des photos qui plaisent.
Ensuite vous avez surement acheté le fameux 50mm f1.8 dont tout les articles vous disent qu’il fera de vous un meilleur photographe.
Oui vos portraits sont sympas, il y a du flou, le sujet se détache bien, ça fait pro.
Sauf que vous sentez bien qu’il y a un truc qui ne va pas, vos photos sont techniquement bonnes mais vous sentez un manque d’inspiration.
Vous sentez qu’il manque « un truc ».
Vous allez apprendre encore plus de technique et les appliquer : Brenizer, assemblage panorama, photoshop, focus stacking, HDR (pourquoi?).
Vous allez surement chercher « comment trouver l’inspiration ».
Vous allez peut être utiliser instagram, flickr, 500px pour ça et copier les photos qui fonctionnent (les fameuses pages « popular »).
Vous allez rester plus ou moins longtemps à cette étape, les photos font des likes sur les réseaux sociaux et/ou plaisent à vos proches et vous allez continuer dans ce type de ph otos sans trop vous poser de question.
Mais pour certains, l’ennui va revenir.

Vous ressentez encore ce « truc qui manque », qui ne va pas, sans mettre le doigt dessus.


Vous ne le savez pas mais vous êtes victime de dissonance cognitive.


Et ça, votre cerveau il n’aime pas du tout.
C’est ce que j’appelle le mur du débutant.

Le mur

La dissonance cognitive

La dissonance cognitive, c’est quoi?
selon wikipedia: la dissonance cognitive est la tension qu’une personne ressent lorsqu’un comportement entre en contradiction avec ses idées ou ses croyances.

Ce concept a été formulé pour la première fois en 1957 par le psychologue Leon Festinger dans son ouvrage A theory of cognitive dissonance.

Selon lui, il existe trois relations entre les cognitions (Une cognition c’est l’ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance (pour faire très simple)):

Donc les trois relations sont :

  • relation consonante : lorsque deux cognitions ou actions sont cohérentes l’une avec l’autre ; par exemple, ne pas vouloir s’enivrer pendant une soirée et demander de l’eau à la place d’une boisson alcoolisée ;
  • relation non pertinente : lorsque deux cognitions ou actions ne sont pas reliées ; par exemple, avoir l’intention de ne pas consommer d’alcool dans une soirée et lacer ses chaussures ;
  • et celle qui nous interesse, la relation dissonante : lorsque deux cognitions ou actions sont incompatibles ; par exemple, ne pas vouloir s’enivrer tout en consommant six doses de vodka

En gros, vous faites des photos pour qu’elles plaisent aux autres, mais ces photos ne vous plaisent pas à vous.
Ce ne sont pas ces photos là que vous voulez faire.

A noter que dans le modèle de la dissonance cognitive, lorsqu’un individu sait qu’il fait « faux », il préférera modifier ses opinions ou chercher une justification à son comport ement plutôt que de changer.
C’est le fameux « oui mais c’est le genre de photo qui plait ».

Je vous avez dit que le cerveau n’aimait pas ça.

La solution au mur du débutant est vraiment de prendre le temps de vous questionner sur ce que vous aimez vraiment.
Sur ce que vous voulez montrer par vos photos et quel sont les sujets qui vous tiennent à coeur?
C’est là que le fait de travailler en projets va vous aider à passer ce mur. Votre photographie doit partir de vous, et uniquement de vous.

  • Vous aimez la politique? Peut être que vous pouvez faire un projet sur les meetings ou sur les manifestations?
  • Vous aimez le cheval? Faites un reportage sur les sports hippiques.
  • Vous aimez la poésie? Mettez en image vos poèmes préférés.

Pire encore, il est prouvé que la dissonance augmente quand les sujets s’engagent volontairement dans une activité déplaisante pour atteindre un but.
Par exemple, apprendre photoshop et passer 20 heures sur un photomontage « parce que ça fonctionne sur internet » alors que vous n’aimez pas ça va augmenter votre dissonance cognitive et donc votre mal-être.


Le mur du débutant est un exemple flagrant de dissonance cognitive, mais la dissonance est présente un peu partout dans la photographie (et votre vie de manière générale).

Une illustration classique de la dissonance cognitive est donnée par la fable Le Renard et les Raisins d’Ésope. Dans cette histoire, un renard voit des raisins en hauteur et veut les manger. Comme le renard est incapable de trouver un moyen de les attraper, il décide que finalement les raisins ne valent pas la peine d’être mangés, avec la justification q u’ils ne sont probablement pas mûrs ou qu’ils sont trop acides.
C’est la personne qui va se justifier de faire des montages en photo animalière si on lui fait remarquer qu’il se voit, parce que même si la scène est crédible, il va lui falloir beaucoup de travail et de patience pour réaliser l’image et que c’est plus simple en montage.

La dissonance cognitive apparait aussi quand une personne cherche à minimiser le regret des choix irreversible.
C’est la personne qui met 3000€ dans du matériel et qui se convainc qu’il fait des meilleurs photos grâce à son matériel.

Elle apparait aussi lorsqu’une personne cherche à harmoniser sont point de vue sur une personne avec son comportement à son égard.
Il est difficile d’aider quelqu’un que l’on déteste ou de haïr quelqu’un que l’on apprécie.
C’est ce qui arrive quand on entend la phrase « il faut séparer l’homme de l’artiste ».

La dissonance cognitive apparait aussi lorsque la personne cherche à réaffirmer des croyances antérieurs, aussi appelé le biais de confirmation.
C’est ce qui se passe lorsque l’on remet en question la « règle des tiers » preuves à l’appui.
Certains vont triturer la règle pour qu’elle fonctionne à peu près dans tout les exemples qu’on leurs propose, ou justifieront les photos qui ne la respecte pas du tout par la phrase « les grands artistes apprennent les règles, appliquent les règles puis brisent les règles ».


La dissonance cognitive influence la façon dont chacun voit les autres et notre façon de considérer notre propre identité. Par exemple, la théorie de maintien de l’autoévaluation suggère que les personnes ressentent une dissonance quand leurs compétences privilégiées ou leurs caractéristiques sont surpassées par des personnes proches socialement.
Par exemple, Bob fait de la photographie, ce qui intéresse Marie qui s’y met elle aussi et il s’avère que Marie est plus douée que Bob (on va dire que les photos de Marie trouvent plus facilement un public que celles de Bob).
Bob ressent une dissonance face à Marie qui peut l’amener à se désintéresser de la photographie ou de résoudre son sentiment d’infériorité par d’autres moyens (achat de nouveaux matériel, dénigrement de Marie ou de ses photos, etc…).

Conclusion

Je vous ai présenté la dissonance cognitive et je pense qu’en ayant connaissance de phénomène vous pourrez prendre plus facilement du recul dans votre pratique photographique.

Organisez et conservez votre travail

Avec l’argentique, il va vous falloir un peu de rigueur et d’organisation afin de bien conserver et vous y retrouver facilement dans vos travaux photographiques, des négatifs aux tirages.

Pellicules

Conservation

J’ai eu dans mes collègues un ancien de chez kodak (coucou Michel), et ses recommandations étaient on ne peut plus simple. En attendant de les utiliser, le congélateur est votre meilleur ami, et une fois la pellicule exposée, si vous ne la développez pas tout de suite, retour au congélateur.

Mais pensez bien à sortir la pellicule du congélateur au minimum 3h avant l’utilisation ou le développement, personnellement je les sors la veille.

Exposée ou non?

Lorsque que je suis en « reportage », ça fait classe dit comme ça, bref, lorsque je pars faire des photos avec plusieurs pellicules, il faut que je m’y retrouve rapidement entre mes pellicules déjà exposées et les pellicules disponibles.

En général, lors que les pellicules sont exposées l’amorce est soit rentrée dans la cassette, soit plié. Pour assurer le coup, il suffit d’utiliser deux compartiments dans votre sac photos (ou deux poches du short, du manteau, de votre kilt peux importe).

Mais pour être sur de moi, je conserve les pellicules dans leurs petits emballages carton (sauf les portra 400 qui sont vendu par boite de 5…). Si le carton n’est pas déchiré, alors la pellicule est à exposer, facile!

Attention si vous voyagez en avion, avec les scanners actuel il vaut mieux demander une inspection manuelle. Il faut donc sortir les pellicules de la boite carton et toutes les mettre dans une pochette plastique. Dans ce cas, je pense que je prendrais avec un stylo indélébile avec moi et je noterai sur la cassette comme quoi la pellicule a été exposée.

Notez les ISO

Pour ceux qui n’utilise pas les pellicules à leur sensibilité norminal (la valeur ISO donnée par le constructeur), je vous conseille de noter la sensibilité ISO d’exposition sur la cassette (pas sur la boite carton ou plastique, le risque de mélange existe) afin de ne pas vous tromper au moment du développement.

Vos négatifs

Conservation

Une bonne conservation des négatifs commence par un bon développement, c’est à dire un bon fixage (on peut tester le fixateur avant utilisation, dans le doute il vaut mieux le changer) suivi d’un bon lavage (je fait 5min de lavage à l’eau avec agitation constante renouvellé 5 fois puis un dernier lavage à l’eau distillée plus un agent mouillant).

Une fois vos négatifs bien sec, j’insiste sur le bien sec (je les laisse sécher une nuit entière), découper les en bandes de 6 (pour le 35mm) et ranger les dans une pochette en pergamine.

Négatifs dans un feuillet en pergamine

Archivage

Pour retrouver facilement vos négatifs pour un tirage ou un scan, je vous conseille de numéroté vos pochette en pergamine et d’y noter ce que vous avez pris en photo, pour quel projet, etc… et de bien les ranger dans l’ordre dans un classeur.

Je vous conseille aussi de vous faire une feuille sommaire à mettre au début de chaque classeur avec un rappel de ce que vous avez pris en photo.

Mon classeur de négatifs, tous rangés dans des feuillet en pergamine

Les planches contactes

Je vous ai déjà expliquer pourquoi faire des planches contactes ici.

Certains mettent leur planches contactes dans leur classeur à coté des négatifs, je préfère les conserver dans une boite afin de pouvoir les sortir et les manipuler facilement pour l’éditing de projets ou au labo pour les tirages.

J’utilise les boites de papier photos vide pour conserver mes planchez contactes.

Les planches contactes, c’est la vie…

Les tirages de lectures

Je ranges mes tirages de lecture (donc des tirages de 13x18cm) dans une boite qui contient aussi mes photos souvenir.

Dans cette boite j’ai des intercalaires qui me permettent de séparer mes photos souvenir que je classe par ordre chronologique et mes projets.

Vous pouvez aussi garder les boites de papier photo vide afin de les réutiliser pour ranger vos tirage de lecture.

Ma boite de tirages souvenirs et de tirages de lectures

Les tirages finaux

Pour le moment, mes tirages finaux sont fait sur du papier 24x30cm que je range dans une boite eux aussi. Je classe mes tirages par projets afin de les retrouver plus facilement.

Ma boite pour les tirages en 24x30cm maximum

Les numérisations

Pour ceux qui font numériser ou numérise eux même leurs négatifs, ce que j’ai un peu fait au début, je vous conseille des les ranger dans un dossier nommé avec le numéro de la pellicule et numéroter chaque image avec son numéro sur le négatif. Vous retrouverez facilement le travail que vous cherchez via le sommaire dans votre/vos classeur(s) de négatifs.

Conclusion

La conservation de nos travaux est toujours un sujet délicat, que ce soit en argentique ou en numérique? Mais avec un peu d’organisation rien n’est impossible. Il faut juste prendre un peu de temps pour y réfléchir et ne pas commencer trop tard, pour ne pas être découragé par la montagne de travail à faire pour réarranger l’existant.

La mythique Kodak TriX 400

Alors que je faisais de la photographie avec mon numérique depuis quelques années, sans m’intéresser à la culture photo (pas bien…), j’ai découvert le travail de Sebastiao Salgado et son projet Genesis.

Je cherchais des exemples de photographes ayant fait de la photo de paysage en noir et blanc comme j’aimais le faire.

Je me suis empressé d’acheter le livre et en me renseignant un peu sur sa méthode j’ai appris qu’il utilisait la Kodak tri-X 400.

J’en parle avec un ami qui fait lui aussi de l’argentique (enfin qui s’y est remis grâce à moi) et me dit qu’il n’a utilisé que cette pellicule en noir et blanc, qu’elle a été utilisé par les plus grands photographes.

C’est décidé, je vais commencer l’argentique avec cette pellicule!

Présentation

  • Noir et blanc
  • fabriqué par Kodak
  • 400 iso
  • 36 poses
  • grain classique
  • lancée en 1957 (200 ISO à l’époque)
  • années 60, passage à 400 ISO
  • mise à jour en 2007
  • dynamique annoncée de 15EV

Si vous cherchez la fiche technique, elle est disponible ici.

Le mythe

La kodak TriX 400 c’est LA pellicule utilisée par les plus grands comme Sebastiao Salgado, Henri Cartier-Bresson, Garry Winogrand, Bruce Davidson, Bruce Gilden, Josef Koudeka, Vivian Maier ou encore Elliott Erwitt pour ne citer qu’eux (et la liste est loin d’être exhaustive…)

Tout le monde, du professionnel à l’amateur, vante son extrême souplesse d’utilisation. Avec sa souplesse et ses 400 ISO, la triX 400 était aussi bien utilisable en extérieur en plein soleil qu’à l’intérieur. Ce qui assurait à l’amateur la quasi-certitude d’avoir son image et en faisait une parfaite pellicule de reportage pour les professionnel. C’est pour cela que beaucoup ne jure que par elle.

Pour l’anecdote, Anton Corbijn aurait acheté 2500 pellicules de triX 400 alors que Kodak était proche de la faillite, qu’il stocka dans 3 frigo différents (un par étage de son studio).

L’histoire de la kodak TriX 400 est fortement lié au révélateur kodak D76, notamment en France grâce à ….

Jules Steinmetz

Comment parler de la Trix400 et du D76 sans parler de Jules Steinmetz.

Jules Steinmetz (par Michel Sfez)

Jules Steinmetz était un tireur du laboratoire français Publimod. Il a mis au point une méthode de développement qui nous a été rapporté par Jacques Zekkar sur le forum summilux.

Je n’ai pas encore testé cette méthode de développement, je le ferai peut être un jour si je reprend quelques TriX 400 ou quelques Ilford HP5+

Attention, je vous conseille tout de même si vous débutez de faire simple et d’appliquer les recommandation des fabricants. Lorsque vous serez à l’aise avec le développement, vous pourrez expérimenter si l’envie vous prend.

Mon avis sur la TriX 400

J’ai utilisé 6 pellicules TriX 400 (en 35mm) en combinaison avec le révélateur D76 de kodak.

Quelques exemples (reproduction au reflex numérique)

Le traitement à bien sur son rôle dans le rendu mais on peut noter un contraste assez marqué tout en conservant une belle palette de gris. Mes tirages papier sont en général fait avec un grade standard (entre 2 et 3).

Le grain classique est présent mais bien contenu, notamment grâce au D76 qui un révélateur à grain assez fin.

Sur ces quelques exemples on voit aussi que la TriX 400 gère bien les scènes très contrastées (comme la photo du pont de Manhattan) ou bien les contre-jour comme le coucher de soleil sur Pornic ou le contre jour en forêt. Les tirages sous agrandisseurs ont donc été assez simples avec peu de masquages.

Faites des planches contactes!

Si vous faites de la photographie argentique noir et blanc, vous ne devriez pas passer à côté de l’étape de la planche contacte. Le rapport temps de création et services rendu plus tard vaut largement le coup, on va voir pourquoi.

Mettre de côté l’ordinateur

C’est une des chose qui me plait dans l’argentique noir et blanc, mettre mon ordinateur de côté.

Je travaille toute la journée sur ordinateur, donc c’est vraiment un plaisir le soir ou les weekends de ne pas être devant un écran pour ma pratique photo. Donc la planche contacte rentre parfaitement dans cette démarche.

Et avec l’habitude, faire une planche contacte vous prendra que 15min au début d’une séance de tirages.

A l’éditing

Pour continuer sur le travail loin des écrans, mes planches contactes me permettent de faire la première éditing. (On a parlé de l’éditing et de pourquoi c’est important ici : Et si vous passiez un cap dans votre photographie? )

Pour cette première éditing, je vais utiliser la planche contacte pour sélectionner les images qui me semble intéressantes pour mon/mes projets en cours ou que veux tirer afin de les mettre avec mes photos souvenirs.

Le premier tri des images se fait sur la planche contacte

Au tirage

Après cette première éditing, je vais donc aller au labo photo pour faire mes tirages de lecture.

La planche contacte joue ici un grand rôle afin de savoir quel image je veux tirer. Au début de ma pratique j’utilisais une méthode de reproduction au reflex numérique pour faire mon éditing puis ensuite faire mes tirages de lectures. Sauf que je me suis rendu compte que lorsque l’on est au labo et que l’on cherche une vue particulière alors que l’on a pris 4 ou 5 photos de la même scène, ce n’est pas évident de trouver celui que l’on avait repéré (en 35mm chaque vue est assez petite et je vous rappelle que vous voyez la photo en négative), et la planche contacte est d’un précieuse aide.

Une œuvre en elle même

Pour finir, la planche contacte fait partie de la chaine de création d’un projet, et c’est sympa de remettre le nez dedans pour rechercher des images qui pourraient aller dans un nouveau projet.

La planche contacte enregistre aussi parfois le contexte et la recherche de cadrage d’une photo, donc d’une certaine manière un bout de l’histoire de cette photo. Alors même si le public ne s’intéresse pas à cela, conserver cette trace est sympa pour nous. Et je vous rappelle que l’on fait de la photo pour nous en premier lieu, et si nos photos rencontre un public c’est un plus.

Si l’agence Magnum en fait un livre, c’est que c’est bien que les planches contactes sont des œuvres non?

Conclusion

En plus d’être très utile dans la chaine de création des tirages et des projet, la planche contacte est aussi à mon sens une œuvre en elle même.

Elle a la double qualité de joindre l’utile à l’agréable, je ne vois donc pas de bonne raison de ne pas en faire.