Faire un projet photo : la méthode IDEAL

Vous avez envie de vous lancer dans un projet photographique, mais vous ne savez pas comment vous y prendre?

Je vous propose une méthode basée sur la psychologie de la résolution des problèmes. Cette méthode a été théorisée en 1993 par Brandsford and Stein et désigne les étapes du processus de résolution de problème par un acronyme: IDEAL

  • I : identifier le problème
  • D : définir et représenter le problème
  • E : explorer les stratégies possibles
  • A : Agir
  • L : Laisser reposer et évaluer les effets

Identifier

A la place d’identifier le problème, nous allons ici chercher à identifier le sujet de votre projet.

Il vous faudra une feuille et vous allez noter tous vos centres d’interets et les sujets que vous aimeriez explorer.

L’idée est vraiment de ne pas vous brider et écrire tout ce qui vous passe par la tête, le tri ce fera à l’étape suivante. On ne réfléchit pas à « est-ce que c’est photographiable? ».

Pour moi, au moment ou j’écris cet article, la liste donnerai : reportage, montagne, randonnée, paysage, mer, aventure, etc…

Définir

Une fois votre liste de centres d’intêrets écrite, il va falloir en choisir un (pour le moment) et définir votre projet:

  • que voulez vous photograhier?
  • que voulez vous dire via votre projet?
  • Quel angle d’approche à votre sujet vous voulez utiliser?
  • comment vous souhaitez le diffuser?
  • combien de temps vous vous donner pour le réaliser?
  • etc…

On va aussi définir les choix techniques. Ces choix peuvent être fait selon vos goûts ou pour servir votre propos, ce choix vous revient.

  • Est-ce que je veux faire du noir et blanc et/ou de la couleur?
  • Est-ce que je veux faire de l’argentique et/ou du numérique?
  • Est-ce que j’ai besoin d’une grande qualité d’image ou non?
  • Est-ce que j’ai besoin d’un appareil discret ou non?
  • Est-ce que j’ai besoin d’un appareil maniable ou non?
  • Est-ce que je veux définir un format et une orientation et m’y tenir? paysage, portrait, carré, 16/9eme etc..

Personellement je suis très minimaliste dans mon matériel photo, ça me permet de ne pas me prendre la tête sur cette partie du processus de création de projet. Je travaille en argentique N&B, 35mm, toujours la même pellicule et mes deux objectifs, un 28mm et un 45mm.

Explorer

C’est une partie très très importante, ne sauter pas cette étape.

Il faut explorer ce qui a été fait dans l’histoire de la photo sur ce sujet ou un sujet proche. L’idée n’est pas de copier, mais de s’inspirer des travaux reconnus.

Cette étape peut vous faire revenir sur l’étape précedente en fonction de ce que vous avez vu et ce qui vous a plu ou déplu.

Agir

Vous avez défini votre projet, vous vous êtes renseigné et inspiré de ce qui a été fait sur ce thème, cette fois c’est à vous de jouer.

Vous allez enfin prendre des photos. Vous avez en tête l’objectif de votre projet, des images inspirantes, vous êtes prêt à aller sur le terrain.

A ce moment, il ne faut pas trop réfléchir non plus à vos photos, laisser faire votre instinct que vous avez nourri lors de votre travail a l’étape précédente.

Vous allez créer la matière première pour la prochaine et dernière étape.

Dans cette étape vous pouvez faire une première selection des images qui vous semble bonnes pour votre projet.

Attention nous ne sommes pas dans l’éditing, c’est l’étape d’après. Ici vous éliminer les photos techniquement ratés ou celles sans interêts, l’idée est de conserver un nombre raisonnable d’images afin de ne pas prendre peur au moment de l’éditing devant une trop grande quantité d’images à trier et organiser.

Laisser reposer et évaluer les effets

C’est ce que l’on appel courament l’éditing.

Vous allez pendant quelques temps mettre de côté vos images pour vous en détacher émotionnelement. Vous pouvez en profiter pour lancer de nouveaux projets.

Une fois que vous avez laisser reposer vos images, que vous avez presque un regard neuf, vous allez pouvoir évaluer les effets.

C’est à dire sélectionner les images qui fonctionnent entre elles et qui vous permettent de raconter une histoire à propos de votre sujet. Vous allez garder les images qui se complètent, qui se répondent, etc… dans le but d’avoir une série d’images cohérentes.

Souvenez vous qu’à l’éditing on ne garde pas les meilleures photos, lorsque l’on fait ça on réalise plutot un portefolio.

Voilà, je vous ai présenté une méthode (il y en a surement d’autres) pour vous aider à vous lancer dans un projet photo.

Franchir le mur du débutant

Le mur du débutant

Vous avez acheté un bel appareil, et vous avez regardé sur internet comment apprendre la photographie.
On vous a parlé du triangle d’expositon, le mode priorité ouverture, le format RAW et le développement sous Lightroom.
Oui, à l’heure du numérique, on passe tous par ces étapes si on essaye d’apprendre par nous même.
Vous faites souvent de la photo de reportage, ou du paysage dans mon cas. Peut être un peu de portrait.
Vos proches commencent à vous dire « il fait des belles photos ton appareil! ».
Et soyons honnête, oui vous avez beaucoup progressé en technique photo.
Et ça motive! C’est très gratifiant de progresser dans un domaine et de faire des photos qui plaisent.
Ensuite vous avez surement acheté le fameux 50mm f1.8 dont tout les articles vous disent qu’il fera de vous un meilleur photographe.
Oui vos portraits sont sympas, il y a du flou, le sujet se détache bien, ça fait pro.
Sauf que vous sentez bien qu’il y a un truc qui ne va pas, vos photos sont techniquement bonnes mais vous sentez un manque d’inspiration.
Vous sentez qu’il manque « un truc ».
Vous allez apprendre encore plus de technique et les appliquer : Brenizer, assemblage panorama, photoshop, focus stacking, HDR (pourquoi?).
Vous allez surement chercher « comment trouver l’inspiration ».
Vous allez peut être utiliser instagram, flickr, 500px pour ça et copier les photos qui fonctionnent (les fameuses pages « popular »).
Vous allez rester plus ou moins longtemps à cette étape, les photos font des likes sur les réseaux sociaux et/ou plaisent à vos proches et vous allez continuer dans ce type de ph otos sans trop vous poser de question.
Mais pour certains, l’ennui va revenir.

Vous ressentez encore ce « truc qui manque », qui ne va pas, sans mettre le doigt dessus.


Vous ne le savez pas mais vous êtes victime de dissonance cognitive.


Et ça, votre cerveau il n’aime pas du tout.
C’est ce que j’appelle le mur du débutant.

Le mur

La dissonance cognitive

La dissonance cognitive, c’est quoi?
selon wikipedia: la dissonance cognitive est la tension qu’une personne ressent lorsqu’un comportement entre en contradiction avec ses idées ou ses croyances.

Ce concept a été formulé pour la première fois en 1957 par le psychologue Leon Festinger dans son ouvrage A theory of cognitive dissonance.

Selon lui, il existe trois relations entre les cognitions (Une cognition c’est l’ensemble des processus mentaux qui se rapportent à la fonction de connaissance (pour faire très simple)):

Donc les trois relations sont :

  • relation consonante : lorsque deux cognitions ou actions sont cohérentes l’une avec l’autre ; par exemple, ne pas vouloir s’enivrer pendant une soirée et demander de l’eau à la place d’une boisson alcoolisée ;
  • relation non pertinente : lorsque deux cognitions ou actions ne sont pas reliées ; par exemple, avoir l’intention de ne pas consommer d’alcool dans une soirée et lacer ses chaussures ;
  • et celle qui nous interesse, la relation dissonante : lorsque deux cognitions ou actions sont incompatibles ; par exemple, ne pas vouloir s’enivrer tout en consommant six doses de vodka

En gros, vous faites des photos pour qu’elles plaisent aux autres, mais ces photos ne vous plaisent pas à vous.
Ce ne sont pas ces photos là que vous voulez faire.

A noter que dans le modèle de la dissonance cognitive, lorsqu’un individu sait qu’il fait « faux », il préférera modifier ses opinions ou chercher une justification à son comport ement plutôt que de changer.
C’est le fameux « oui mais c’est le genre de photo qui plait ».

Je vous avez dit que le cerveau n’aimait pas ça.

La solution au mur du débutant est vraiment de prendre le temps de vous questionner sur ce que vous aimez vraiment.
Sur ce que vous voulez montrer par vos photos et quel sont les sujets qui vous tiennent à coeur?
C’est là que le fait de travailler en projets va vous aider à passer ce mur. Votre photographie doit partir de vous, et uniquement de vous.

  • Vous aimez la politique? Peut être que vous pouvez faire un projet sur les meetings ou sur les manifestations?
  • Vous aimez le cheval? Faites un reportage sur les sports hippiques.
  • Vous aimez la poésie? Mettez en image vos poèmes préférés.

Pire encore, il est prouvé que la dissonance augmente quand les sujets s’engagent volontairement dans une activité déplaisante pour atteindre un but.
Par exemple, apprendre photoshop et passer 20 heures sur un photomontage « parce que ça fonctionne sur internet » alors que vous n’aimez pas ça va augmenter votre dissonance cognitive et donc votre mal-être.


Le mur du débutant est un exemple flagrant de dissonance cognitive, mais la dissonance est présente un peu partout dans la photographie (et votre vie de manière générale).

Une illustration classique de la dissonance cognitive est donnée par la fable Le Renard et les Raisins d’Ésope. Dans cette histoire, un renard voit des raisins en hauteur et veut les manger. Comme le renard est incapable de trouver un moyen de les attraper, il décide que finalement les raisins ne valent pas la peine d’être mangés, avec la justification q u’ils ne sont probablement pas mûrs ou qu’ils sont trop acides.
C’est la personne qui va se justifier de faire des montages en photo animalière si on lui fait remarquer qu’il se voit, parce que même si la scène est crédible, il va lui falloir beaucoup de travail et de patience pour réaliser l’image et que c’est plus simple en montage.

La dissonance cognitive apparait aussi quand une personne cherche à minimiser le regret des choix irreversible.
C’est la personne qui met 3000€ dans du matériel et qui se convainc qu’il fait des meilleurs photos grâce à son matériel.

Elle apparait aussi lorsqu’une personne cherche à harmoniser sont point de vue sur une personne avec son comportement à son égard.
Il est difficile d’aider quelqu’un que l’on déteste ou de haïr quelqu’un que l’on apprécie.
C’est ce qui arrive quand on entend la phrase « il faut séparer l’homme de l’artiste ».

La dissonance cognitive apparait aussi lorsque la personne cherche à réaffirmer des croyances antérieurs, aussi appelé le biais de confirmation.
C’est ce qui se passe lorsque l’on remet en question la « règle des tiers » preuves à l’appui.
Certains vont triturer la règle pour qu’elle fonctionne à peu près dans tout les exemples qu’on leurs propose, ou justifieront les photos qui ne la respecte pas du tout par la phrase « les grands artistes apprennent les règles, appliquent les règles puis brisent les règles ».


La dissonance cognitive influence la façon dont chacun voit les autres et notre façon de considérer notre propre identité. Par exemple, la théorie de maintien de l’autoévaluation suggère que les personnes ressentent une dissonance quand leurs compétences privilégiées ou leurs caractéristiques sont surpassées par des personnes proches socialement.
Par exemple, Bob fait de la photographie, ce qui intéresse Marie qui s’y met elle aussi et il s’avère que Marie est plus douée que Bob (on va dire que les photos de Marie trouvent plus facilement un public que celles de Bob).
Bob ressent une dissonance face à Marie qui peut l’amener à se désintéresser de la photographie ou de résoudre son sentiment d’infériorité par d’autres moyens (achat de nouveaux matériel, dénigrement de Marie ou de ses photos, etc…).

Conclusion

Je vous ai présenté la dissonance cognitive et je pense qu’en ayant connaissance de phénomène vous pourrez prendre plus facilement du recul dans votre pratique photographique.

Kodak TMax 400

La kodak TMax 400 a été mise sur le marché en 1986 par Kodak dans le but de remplacer la TriX 400.

Présentation

  • Noir et blanc
  • fabriqué par Kodak
  • 400 iso
  • 36 poses
  • grain tabulaire (grain T)
  • lancée en 1986

Si vous cherchez la fiche technique, elle est disponible ici.

Chimie

Bien que toutes les combinaisons pellicule/chimie sont possible, Kodak propose un révélateur dédié aux pellicules TMax. Ce révélateur permet de conserver la finesse du grain de la pellicule tout en maximisant les détails dans les ombres

Le révélateur a aussi l’avantage d’être assez économique puisque l’on peut développer 48 pellicules avec une bouteille d’un litre. Il se conserve longtemps même ouvert puisque c’est une solution liquide concentrée.

Les Kodak TMax 400 demande un temps de fixation plus long que les pellicules classiques, on parle d’un temps deux fois plus long avec un fixateur standard. C’est pourquoi Kodak a aussi développé un fixateur destiné à la gamme TMax.

Mon avis sur la TMax 400

La TMax était ma pellicule l’année dernière pour de nombreuses sorties en montagnes, ou j’utilisais un appareil tout mécanique des années 80.

C’est aussi la pellicule que j’ai utilisée pour mon mini-reportage sur la lunetterie. Cette fois ci j’ai utilisé mon reflex électronique (que j’utilise en commande) avec le 50mm 1.8 de canon, donc une optique moderne dont la qualité n’est plus à prouver. Ce qui permet de bien voir la finesse de détails possible avec cette pellicule.

C’est vraiment un pellicule que j’apprécie, une belle finesse de grain pour des ISO passe partout et surtout une bonne latitude d’exposition.

Au tirage que ce soit en 13x18cm ou 24x30cm je n’ai pas eu de soucis. Les hautes lumières étaient assez facile à rattraper pour ré-équilibrer l’image.

Le grain est quasi-invisible sur les tirages 13x18cm et très discret et sympa sur un tirage 24x30cm. Les tirages ont été fait avec un grade compris entre 2 et 3 donc un grade standard pour le contraste.

C’est vraiment une bonne pellicule, son seul défaut c’est le prix qui a fait un bond début 2020. Je vais tester l’Ilford HP5+ et la delta 400 qui sont moins cher avant de me décider sur la pellicule 400 iso que j’utiliserai.

Mais cette TMac 400 m’a donné envie de tester la TMax 100 pour des photo de paysages en montagnes et essayer de profiter au maximum de la finesse du grain.

Organisez et conservez votre travail

Avec l’argentique, il va vous falloir un peu de rigueur et d’organisation afin de bien conserver et vous y retrouver facilement dans vos travaux photographiques, des négatifs aux tirages.

Pellicules

Conservation

J’ai eu dans mes collègues un ancien de chez kodak (coucou Michel), et ses recommandations étaient on ne peut plus simple. En attendant de les utiliser, le congélateur est votre meilleur ami, et une fois la pellicule exposée, si vous ne la développez pas tout de suite, retour au congélateur.

Mais pensez bien à sortir la pellicule du congélateur au minimum 3h avant l’utilisation ou le développement, personnellement je les sors la veille.

Exposée ou non?

Lorsque que je suis en « reportage », ça fait classe dit comme ça, bref, lorsque je pars faire des photos avec plusieurs pellicules, il faut que je m’y retrouve rapidement entre mes pellicules déjà exposées et les pellicules disponibles.

En général, lors que les pellicules sont exposées l’amorce est soit rentrée dans la cassette, soit plié. Pour assurer le coup, il suffit d’utiliser deux compartiments dans votre sac photos (ou deux poches du short, du manteau, de votre kilt peux importe).

Mais pour être sur de moi, je conserve les pellicules dans leurs petits emballages carton (sauf les portra 400 qui sont vendu par boite de 5…). Si le carton n’est pas déchiré, alors la pellicule est à exposer, facile!

Attention si vous voyagez en avion, avec les scanners actuel il vaut mieux demander une inspection manuelle. Il faut donc sortir les pellicules de la boite carton et toutes les mettre dans une pochette plastique. Dans ce cas, je pense que je prendrais avec un stylo indélébile avec moi et je noterai sur la cassette comme quoi la pellicule a été exposée.

Notez les ISO

Pour ceux qui n’utilise pas les pellicules à leur sensibilité norminal (la valeur ISO donnée par le constructeur), je vous conseille de noter la sensibilité ISO d’exposition sur la cassette (pas sur la boite carton ou plastique, le risque de mélange existe) afin de ne pas vous tromper au moment du développement.

Vos négatifs

Conservation

Une bonne conservation des négatifs commence par un bon développement, c’est à dire un bon fixage (on peut tester le fixateur avant utilisation, dans le doute il vaut mieux le changer) suivi d’un bon lavage (je fait 5min de lavage à l’eau avec agitation constante renouvellé 5 fois puis un dernier lavage à l’eau distillée plus un agent mouillant).

Une fois vos négatifs bien sec, j’insiste sur le bien sec (je les laisse sécher une nuit entière), découper les en bandes de 6 (pour le 35mm) et ranger les dans une pochette en pergamine.

Négatifs dans un feuillet en pergamine

Archivage

Pour retrouver facilement vos négatifs pour un tirage ou un scan, je vous conseille de numéroté vos pochette en pergamine et d’y noter ce que vous avez pris en photo, pour quel projet, etc… et de bien les ranger dans l’ordre dans un classeur.

Je vous conseille aussi de vous faire une feuille sommaire à mettre au début de chaque classeur avec un rappel de ce que vous avez pris en photo.

Mon classeur de négatifs, tous rangés dans des feuillet en pergamine

Les planches contactes

Je vous ai déjà expliquer pourquoi faire des planches contactes ici.

Certains mettent leur planches contactes dans leur classeur à coté des négatifs, je préfère les conserver dans une boite afin de pouvoir les sortir et les manipuler facilement pour l’éditing de projets ou au labo pour les tirages.

J’utilise les boites de papier photos vide pour conserver mes planchez contactes.

Les planches contactes, c’est la vie…

Les tirages de lectures

Je ranges mes tirages de lecture (donc des tirages de 13x18cm) dans une boite qui contient aussi mes photos souvenir.

Dans cette boite j’ai des intercalaires qui me permettent de séparer mes photos souvenir que je classe par ordre chronologique et mes projets.

Vous pouvez aussi garder les boites de papier photo vide afin de les réutiliser pour ranger vos tirage de lecture.

Ma boite de tirages souvenirs et de tirages de lectures

Les tirages finaux

Pour le moment, mes tirages finaux sont fait sur du papier 24x30cm que je range dans une boite eux aussi. Je classe mes tirages par projets afin de les retrouver plus facilement.

Ma boite pour les tirages en 24x30cm maximum

Les numérisations

Pour ceux qui font numériser ou numérise eux même leurs négatifs, ce que j’ai un peu fait au début, je vous conseille des les ranger dans un dossier nommé avec le numéro de la pellicule et numéroter chaque image avec son numéro sur le négatif. Vous retrouverez facilement le travail que vous cherchez via le sommaire dans votre/vos classeur(s) de négatifs.

Conclusion

La conservation de nos travaux est toujours un sujet délicat, que ce soit en argentique ou en numérique? Mais avec un peu d’organisation rien n’est impossible. Il faut juste prendre un peu de temps pour y réfléchir et ne pas commencer trop tard, pour ne pas être découragé par la montagne de travail à faire pour réarranger l’existant.

La mythique Kodak TriX 400

Alors que je faisais de la photographie avec mon numérique depuis quelques années, sans m’intéresser à la culture photo (pas bien…), j’ai découvert le travail de Sebastiao Salgado et son projet Genesis.

Je cherchais des exemples de photographes ayant fait de la photo de paysage en noir et blanc comme j’aimais le faire.

Je me suis empressé d’acheter le livre et en me renseignant un peu sur sa méthode j’ai appris qu’il utilisait la Kodak tri-X 400.

J’en parle avec un ami qui fait lui aussi de l’argentique (enfin qui s’y est remis grâce à moi) et me dit qu’il n’a utilisé que cette pellicule en noir et blanc, qu’elle a été utilisé par les plus grands photographes.

C’est décidé, je vais commencer l’argentique avec cette pellicule!

Présentation

  • Noir et blanc
  • fabriqué par Kodak
  • 400 iso
  • 36 poses
  • grain classique
  • lancée en 1957 (200 ISO à l’époque)
  • années 60, passage à 400 ISO
  • mise à jour en 2007
  • dynamique annoncée de 15EV

Si vous cherchez la fiche technique, elle est disponible ici.

Le mythe

La kodak TriX 400 c’est LA pellicule utilisée par les plus grands comme Sebastiao Salgado, Henri Cartier-Bresson, Garry Winogrand, Bruce Davidson, Bruce Gilden, Josef Koudeka, Vivian Maier ou encore Elliott Erwitt pour ne citer qu’eux (et la liste est loin d’être exhaustive…)

Tout le monde, du professionnel à l’amateur, vante son extrême souplesse d’utilisation. Avec sa souplesse et ses 400 ISO, la triX 400 était aussi bien utilisable en extérieur en plein soleil qu’à l’intérieur. Ce qui assurait à l’amateur la quasi-certitude d’avoir son image et en faisait une parfaite pellicule de reportage pour les professionnel. C’est pour cela que beaucoup ne jure que par elle.

Pour l’anecdote, Anton Corbijn aurait acheté 2500 pellicules de triX 400 alors que Kodak était proche de la faillite, qu’il stocka dans 3 frigo différents (un par étage de son studio).

L’histoire de la kodak TriX 400 est fortement lié au révélateur kodak D76, notamment en France grâce à ….

Jules Steinmetz

Comment parler de la Trix400 et du D76 sans parler de Jules Steinmetz.

Jules Steinmetz (par Michel Sfez)

Jules Steinmetz était un tireur du laboratoire français Publimod. Il a mis au point une méthode de développement qui nous a été rapporté par Jacques Zekkar sur le forum summilux.

Je n’ai pas encore testé cette méthode de développement, je le ferai peut être un jour si je reprend quelques TriX 400 ou quelques Ilford HP5+

Attention, je vous conseille tout de même si vous débutez de faire simple et d’appliquer les recommandation des fabricants. Lorsque vous serez à l’aise avec le développement, vous pourrez expérimenter si l’envie vous prend.

Mon avis sur la TriX 400

J’ai utilisé 6 pellicules TriX 400 (en 35mm) en combinaison avec le révélateur D76 de kodak.

Quelques exemples (reproduction au reflex numérique)

Le traitement à bien sur son rôle dans le rendu mais on peut noter un contraste assez marqué tout en conservant une belle palette de gris. Mes tirages papier sont en général fait avec un grade standard (entre 2 et 3).

Le grain classique est présent mais bien contenu, notamment grâce au D76 qui un révélateur à grain assez fin.

Sur ces quelques exemples on voit aussi que la TriX 400 gère bien les scènes très contrastées (comme la photo du pont de Manhattan) ou bien les contre-jour comme le coucher de soleil sur Pornic ou le contre jour en forêt. Les tirages sous agrandisseurs ont donc été assez simples avec peu de masquages.

Faites des planches contactes!

Si vous faites de la photographie argentique noir et blanc, vous ne devriez pas passer à côté de l’étape de la planche contacte. Le rapport temps de création et services rendu plus tard vaut largement le coup, on va voir pourquoi.

Mettre de côté l’ordinateur

C’est une des chose qui me plait dans l’argentique noir et blanc, mettre mon ordinateur de côté.

Je travaille toute la journée sur ordinateur, donc c’est vraiment un plaisir le soir ou les weekends de ne pas être devant un écran pour ma pratique photo. Donc la planche contacte rentre parfaitement dans cette démarche.

Et avec l’habitude, faire une planche contacte vous prendra que 15min au début d’une séance de tirages.

A l’éditing

Pour continuer sur le travail loin des écrans, mes planches contactes me permettent de faire la première éditing. (On a parlé de l’éditing et de pourquoi c’est important ici : Et si vous passiez un cap dans votre photographie? )

Pour cette première éditing, je vais utiliser la planche contacte pour sélectionner les images qui me semble intéressantes pour mon/mes projets en cours ou que veux tirer afin de les mettre avec mes photos souvenirs.

Le premier tri des images se fait sur la planche contacte

Au tirage

Après cette première éditing, je vais donc aller au labo photo pour faire mes tirages de lecture.

La planche contacte joue ici un grand rôle afin de savoir quel image je veux tirer. Au début de ma pratique j’utilisais une méthode de reproduction au reflex numérique pour faire mon éditing puis ensuite faire mes tirages de lectures. Sauf que je me suis rendu compte que lorsque l’on est au labo et que l’on cherche une vue particulière alors que l’on a pris 4 ou 5 photos de la même scène, ce n’est pas évident de trouver celui que l’on avait repéré (en 35mm chaque vue est assez petite et je vous rappelle que vous voyez la photo en négative), et la planche contacte est d’un précieuse aide.

Une œuvre en elle même

Pour finir, la planche contacte fait partie de la chaine de création d’un projet, et c’est sympa de remettre le nez dedans pour rechercher des images qui pourraient aller dans un nouveau projet.

La planche contacte enregistre aussi parfois le contexte et la recherche de cadrage d’une photo, donc d’une certaine manière un bout de l’histoire de cette photo. Alors même si le public ne s’intéresse pas à cela, conserver cette trace est sympa pour nous. Et je vous rappelle que l’on fait de la photo pour nous en premier lieu, et si nos photos rencontre un public c’est un plus.

Si l’agence Magnum en fait un livre, c’est que c’est bien que les planches contactes sont des œuvres non?

Conclusion

En plus d’être très utile dans la chaine de création des tirages et des projet, la planche contacte est aussi à mon sens une œuvre en elle même.

Elle a la double qualité de joindre l’utile à l’agréable, je ne vois donc pas de bonne raison de ne pas en faire.

La critique photo sur internet

Comme beaucoup de photographe, on cherche à progresser dans notre photo et très vite l’idée de soumettre nos images à la critique sur internet arrive. Mais pour avoir essayé, il y a plus de chance que ce soit contre productif ou que vous vous enfermiez dans la photo caricaturale. Vous savez les fameux coucher de soleils, le combo portrait à ouverture maximum et retouche de peau excessive ou encore la sacro-sainte règles des tiers (Qui n’a pas lieu d’être pas dans la photo amateur ou la photo d’art, voir ici)

Il n’y a pas de règles de composition, il y a seulement de bonnes ou de mauvaises images.

Ansel Adams

Je trouve cela dommage car je pense que la critique photo peut apporter beaucoup que l’on soit le demandeur ou celui qui émet la critique.

Mais j’ai remarqué que l’on retrouve les même problèmes sur tous les forum :

  • l’enfermement dans la technique
  • le manque d’investissement
  • la peur ou le rejet de la culture

L’enfermement dans la technique

Prenez une pratique artistique facile d’accès techniquement (il faut une après midi pour apprendre la base de la technique photo : ISO, ouverture, vitesse).

Ajoutez un marketing bien rodé qui vous promets que la créativité se trouve dans les pixels et la netteté.

Rajoutez des magazines et autres média sur la photo qui parlent soit de tests matos soit de recettes pour « composer » vos photos issues de la photographie « corporate » (pas de noirs bouchés, pas de blanc cramés, règles des tiers…).

Saupoudrez tout ça d’un petit effet Dunning-Kruger et le cocktail est désastreux. Un grand nombre de photographe sur ces forums sont bloqué dans le haut de la première montagne et n’en sortent jamais.

L’effet Dunning-Krugger

Sûr d’eux, ils distillent avec aplomb leur critiques basées sur la check-list:

  • horizon droit
  • règles des tiers
  • photo bien nette
  • pas de noir bouchés
  • pas de blanc cramé
  • pas d’éléments coupé par le cadre

Les débutants qui ont soumis leur image à la critique voyant plusieurs personnes (derrière leur pseudo : Didier44, LumièreAstrale, etc…) leur faire les mêmes remarques basés sur la même check-list vont se renseigner sur internet ou les mêmes mantras sont répétés jusqu’à plus soif… Ils vont finir par tomber dans le cercle vicieux, apprendre et respecter cette check-list et tomber eux aussi dans l’effet Dunning-Kruger en allant prêcher la bonne parole sur les forums, encouragés par les critiques positives basé sur cette check-list.

Didier44: « Bonjour Sebastiao, ton noir et blanc est très beau mais franchement un horizon aussi penché c’est carton rouge. C’est pas dur de le remettre droit dans ton logiciel de traitement. Et tu as coupé ton couple d’oiseau, en reculant tu aurais pu les mettre sur un point de force (revois la règles des tiers) et ne pas les amputer.« 
Dider44 : « Bonjour Sebastiao, pour une fois l’horizon est droit… Par contre tes personnages sont complétement bouché, il faut avoir du détails partout!! C’est poubelle pour moi cette photo »

Est-ce que vous pensez vraiment qu’un photographe mondialement reconnu (Sebastiao Salgado pour ceux qui découvrent ces images, allez voir son travail) exposerai ces deux photos si les règles de la check-list précédente avait réellement une valeur? D’ailleurs aucun grand photographe n’a jamais parlé de règles dans sa pratique photo.

On est donc face à une bulle d’auto-complaisance, ou l’on répète encore et encore la même chose sans démarche de validation.

On en revient à l’effet Dunning-Kruger:

  • la personne incompétente tend à surestimer son niveau de compétence ;
  • la personne incompétente ne parvient pas à reconnaître la compétence de ceux qui la possèdent véritablement ;
  • la personne incompétente ne parvient pas à se rendre compte de son degré d’incompétence ;
  • si une formation de ces personnes mène à une amélioration significative de leur compétence, elles pourront alors reconnaître et accepter leurs lacunes antérieures.

Le manque d’investissement

Il y a un gros manque d’investissement sur les parties critiques, que ce soit de la part de la personne qui demande la critique ou celui qui l’émet. C’est encore un cercle vicieux qui s’auto-tire vers le bas.

Lorsque quelqu’un propose à la critique une image sans texte, parfois sans même un titre, ou pour seul texte « pour avis », l’investissement est de 3 secondes.
Pourquoi celui qui doit émettre la critique devrait investir 10 minutes à :

  • comprendre si la photo est dans une série ou seule (les gens ne passent pas leur vie sur le forum et ne retienne pas vos anciennes photos postées plus tôt).
  • comprendre si la critique attendu est plutôt sur la technique ou le ressenti (on ne fait pas tous des photos dans le même but, souvenir, œuvre artistique, etc…)
  • vous répondre de manière détaillée en essayant de trouver des références pour vous guider.

Donc oui, ceux qui prennent la peine de répondre vont être expéditif : « j’aime », « j’aime pas », « c’est flou », etc… ou suivre la check-list (Cf chapitre 1)

Et je ne parle pas des personnes qui vont chercher à voir dans l’image ce que eux veulent et non pas ce que le photographe propose. Vous savez, je parle du fameux « On peut voir la version couleur? » ou « Et en noir et blanc? ». Si le photographe soumet à la critique une image noir et blanc ou en couleur, il a surement une raison (unité de la série, du projet, sa préférence personnelle)

Didier44: « Beau portrait Steve (McCurry), tu n’as pas une version noir et blanc?« 

Faire une bonne critique c’est compliqué et long. Il faut comprendre le point du vue du photographe, son intention, argumenter donc (re)trouver des exemples d’images ou de photographe qui ont fait un travail proche. Balancer son avis sans argument ne sert à rien.

Et on en arrive au dernier problème, j’ai nommé…

La peur ou le rejet de la culture

On voit aussi parfois une « peur de la culture » voir même un rejet.

Le critique, en voulant aider et en parlant de photographes qui faisait des photos dans le même style, reçoit comme réponse « on s’en fou de <nom_du_photographe>, on parle de ma photo ».

Cette réflexion manque cruellement d’humilité…Vous pensez vraiment qu’aller voir le travail des photographes reconnus ne vous apportera rien? Que vous n’avez rien à apprendre des plus de 180 années d’histoire dans le domaine de la photo?

Au lieu vous demander quel est le meilleur objectif pour le paysage, je pense qu’il serait plus utile de demander qui sont les photographes qui ont marqué ce domaine.

Les gens se demande souvent « comment » à propos d’une photographie alors qu’ils devraient se demander « pourquoi? »

Man Ray

Au lieu d’écouter les avis sur internet, comparez en toute honnêteté votre travail à celui des photographes reconnus.

Écouter l’avis de n’importe qui sur internet c’est comme demander l’avis du premier passant pour le moteur qui fume de votre voiture garé sur le bas côté. Vous pouvez avoir de la chance et tomber sur un pro ou un amateur averti (dans ce cas son avis peut avoir de l’intérêt) ou plus probablement tomber sur quelqu’un qui n’y connait rien, et dans ce cas que vaut son avis?

Il y a peut être aussi une peur de consulter le travail des autres photographes pour ne pas être influencé, ne pas copier. N’ayez crainte, ça n’arrivera pas, parce que vous êtes VOUS, tout simplement. Vous pouvez vous donner tout le mal que vous voudrez à essayer de copier un photographe, vous n’y arriverez pas car vous n’avez pas son vécu ni sa sensibilité.

Conclusion

Les forum internet vous permettrons d’avoir un ressenti sur vos photos, pas une critique de votre travail.

Commencez par demander l’avis de personnes de confiance autour de vous et qui vous dirons la vérité, pas des personnes qui vous brosserons dans le sens du poil.

Si vous voulez soumettre votre travail à la critique, assurez vous d’avoir mis en parallèle votre travail avec ce qui a déjà été fait par des photographes reconnus et je vous conseil de chercher une revue de portfolio, il me semble que les magazines Fisheye et Polka en propose au salon de la photo.

Et si vous passiez un cap dans votre photographie?

Cet article est basé sur ma lecture du livre « Petite philosophie pratique de la prise de vue photographie ».

Ce petit livre de poche (125 pages) est une réflexion autour de la photographie sous forme d’une discussion entre Pauline Kasprzak et Jean-Christophe Béchet.

C’est LE livre que je conseille pour quelqu’un qui trouve que sa pratique photo tourne un peu en rond et qui a envie d’avancer. Le fameux mur du débutant comme je l’appel.

Je vous conseil vivement ce livre, surtout qu’il n’est pas cher. Et c’est un bon moyen de rentrer dans le monde de la culture photo.

Je vous propose un petit résumé de ce que j’en ai retenu.

Composition/cadrage et hors champ

Henry Cartier-Bresson dans sa quête du cadrage parfait

Le cadrage est un acte ou l’on va sélectionner ce que l’on montre du réel, on va donc supprimer des éléments par notre action. Par exemple, je peux choisir de ne pas inclure ce fil électrique, ce caillou au premier plan, ect… C’est aussi lorsque l’arrière plan à une valeur forte dans notre photographie, qu’il apporte quelque chose à notre propos. On est dans la photographie orienté reportage.

La composition est plus un acte d’ajout, le cadre est fixé et on va venir y ajouter des éléments à l’endroit que l’on souhaite. On est donc plus dans la photographie de studio.

Le cadrage et/ou la composition vont faire partie de votre style photographique. On peut regrouper ces styles par paire antinomique:

  • le cadrage conventionnel <=> le cadrage original
  • le cadrage documentaire <=> le cadrage expressif
  • le cadrage simple <=> le cadrage complexe
  • le cadrage clair <=> le cadrage ambigu
  • le cadrage spontané <=> le cadrage planifié

Mais ces pairs, vous ne pouvez pas y penser à la prise de vue, vous avez d’autre choses à gérer. C’est une étude que l’on peut faire lors de l’analyse d’image.

Mais il faut se souvenir que photographier c’est choisir, le photographe doit donc réfléchir à:

  • la place qu’il occupe physiquement, sa propre distance de vision. Veut-il cadrer large, montrer le décor, transmettre une sensation de vide, de calme? Ou veut-il une image pleine, coup de poing avec des premier plan qui occupe une grande partie de l’image.
  • le viseur et le format qu’il utilise : carré, rectangulaire, vertical, horizontal… les possibilités sont quasi-infinie et influencent la nature même du sujet représenté.
  • le point de vue qu’il adopte et le type de photo qu’il veut réaliser: noir et blanc ou couleur, documentaire ou abstrait, graphique ou réaliste, politiquement engagé ou non…

Cela fait beaucoup, donc se poser la question de quel est mon style cadrage n’est pas forcément pertinent pour un photographe, le risque étant de tomber dans une caricature de soi-même. Il faut laisser laisser au spectateur l’analyse du style du photographe, comme on l’a vu pour les pairs de style de cadrage.

Le hors champ fait lui aussi partie du cadrage et l’on en distingue deux types.

Le hors champ personnel, c’est ce que vous avez ressenti et votre histoire en tant que photographe au moment ou vous avez pris votre photo.

Le deuxième est le hors champ fictionnel, c’est le hors champs du spectateur, ce que l’image lui fait imaginer, l’histoire qu’il se raconte devant votre photo et qui dépend de son ressenti, de sa sensibilité…

C’est à l’éditing que le hors champ rentre en jeu, et c’est ce qui le rend compliqué. Il va falloir oublier le hors champ personnel parce qu’il ne peut avoir du sens que si vous être reconnu dans le monde de la photo, ce qui est le cas de seulement peu de personne. Le spectateur ne vous connaissant pas, il ne le connait pas ou peu si votre photographie s’inscrit dans une série.

A contrario, c’est une bonne piste pour vos éditing, si vous hésitez entre deux photos, vous pouvez garder la plus ouverte au hors champ fictionnel de vos spectateurs.

Le format à aussi sont rôle dans la composition, on peut choisir un format paysage, vertical, panoramique, carré (qui était considéré comme vieillot mais qui fait son retour).

La photographie à longtemps était enfermé dans la technique comme l’horizon bien droit, la règles des tiers ou du triangle d’or surtout à cause des des clubs et des magazines. Mais l’on remarque qu’il y a une inadéquation entre ces « règles » et les photos des grands photographes. Ces règles sont plutôt rattachées à la photo commerciale (facilement lisible, on a de la place pour ajouter du texte, ect…), mais une bonne photo pour un salon de coiffure sera toujours une mauvaise photo d’art.

La photographie d’art, pour un amateur ou un auteur, est bien plus libre que la photographie professionnelle.

L’acte de prendre une photo peut se découper en trois étapes:

  • le pré-cadrage : le photographe se fait une image mentale de la photo
  • le déclenchement ou cadrage: Il extrait une partie du réel.
  • le recadrage: qui se fait au post-traitement

Le précadrage correspond au repérage mental d’une scène ou un éclairage intéressant, une organisation des éléments et la recherche basée sur la thématique du projet (couleurs ou N&B, recherche de géométrie, etc…). C’est à cette étape que le fait d’avoir un « projet » permet de ne pas s’éparpiller.

Le cadrage, c’est le moment ou le photographe va essayer avec l’œil dans le viseur, il va multiplier les photos en faisant varier les cadres légèrement ou les orientations.

Le recadrage se fera à la post-production afin de choisir précisément le cadrage et le peaufiner.

Il faut en finir avec l’idée que ne pas recadrer est la forme la plus pure de la photographie. Il ne faut pas oublier que la majorité des appareils reflex n’ont pas des viseurs couvrant 100% de la vue finale.

Améliorer le cadrage original par un recadrage peut rendre une photo plus forte, plus dynamique, plus proche de ce que le photographe voulait montrer.

La photographie moderne n’est plus l’art de la prise de vue, de savoir capter et cadrer un instant. Le photographe moderne doit s’intéresser à toute la chaine de l’image, il passera 50% de son temps sur la réflexion de ce qu’il veut montrer et comment, 10% à la prise de vue et 40% en post-production et d’éditing.

Dans ce sens, les étapes de pré-cadrage et de cadrage son la création de la matière première. Lors de l’éditing et de la post production, le photographe va sélectionner et retravailler la matière première pour n’en garder que la quintessence du projet. Les 1% d’images que le public verra.

On peut voir le photographe comme un iceberg. La majorité du travail est invisible aux yeux du public.

C’est pour cela que l’éditing est cruciale, avant le cadrage était le style de l’artiste, sa manière de voir le monde. Mais maintenant tout le monde est photographe notamment car nous avons quasiment tous un appareil photo sur nous avec nos smartphone. Cette multitude de photos fait que la recherche du cadrage original à tout prix n’a plus trop de sens.

Prendre des photos allongé par terre peut donner des cadrages originaux mais sans intérêts.

Le cadrage n’est plus l’élément numéro 1 qui faisait l’artiste comme avant, même si il garde son importance.

Il faut faire attention au fait de multiplier jusqu’à la démesure les photos d’un même sujet (que l’on retrouve plus en numérique qu’en argentique du fait du coût unitaire de chaque photo). Faire 800 fois les même photos ne veut pas dire que l’on en fera une bonne. On peut cuisiner 200 fois des coquillettes au beurre, cela ne fera pas de nous un chef étoilé.

Le cadrage va faire l’unité et la cohérence d’une série. La photographie permet de retrancher au réel, on va choisir ce que l’on veut montrer ou non et comment on veux le faire.

Photographier c’est dire « je », c’est prendre la parole pour dire « voilà comment je vois le monde ».

Il faut donc oublier les règles des tiers et autres règles académique. Notre vision est unique.

L’appareil

On avait dit d’aller au plus simple…

Aujourd’hui on peut faire des photos très facilement, avec nos smartphones, les tablettes mais ce n’est pas ça faire de la photographie.

Comme on vient de le voir, être photographe c’est se déclarer comme tel et prendre la parole. L’appareil n’est donc qu’un outil.

Il faut réduire l’outil au plus simple et donc privilégier les focales fixes. Il faut accepter la frustration de ne pas faire une photo. De plus, le choix d’une focale évite de se disperser et apporte une cohérence dans les images. En travaillant toujours avec la même focale on fini par la maitriser et on sait ou se placer instinctivement.

Ne pas avoir le matériel parfait, c’est laisser une place au hasard et donc aux heureux hasards qui font l’âme de certaines photos. Mais il faut différencier ces hasards à la Lomography qui cherche volontairement le hasard. On retourne dans une pratique normative et la Lomography reste avant tout un business.

Cette partie ou l’on va laisser une place au hasard dans notre photographie et l’accepter dépendra de la personnalité du photographe.

Et il faut noter que l’appareil peut avoir une influence sur comment le photographe sera perçu. Je pense notamment à la sorte de référence lorsque l’on utilise un appareil à visée poitrine ou au cérémonial de la prise de vue à la chambre.

L’éditing

L’éditing d’un projet photo

On pense trop souvent que l’acte photographique s’arrête à la prise de vue ou au post-traitement de l’image.

Tout le monde prend des photos aujourd’hui grâce à l’accessibilité des appareils et de la technique et notamment grâce au smartphones. Désormais les photographes sortent leur appareils pour réaliser un projet précis.

De nombreux photographes passent beaucoup de temps à réfléchir à leur concept, à ce demander de quoi ils vont parler et comment ils vont le faire.Ils consacrent aussi beaucoup d’énergie à la finalisation de l’image via le travail de post-production, de tirage, d’encadrement et d’éditing. L’avant et l’après prise de vue sont bien plus chronophage que la prise de vue elle même.

La question essentiel du photographe aujourd’hui est « Quoi faire de nos photos? ». Tout le monde peut faire des photographies techniquement bonne aujourd’hui, les automatismes font le travail pour nous et même sans, l’exposition photo se base sur trois paramètre (les ISOs, la vitesse et l’ouverture), ça s’apprend en une après-midi. C’est donc une éditing sérieuse qui va différencier un photographe d’un autre, monter son savoir faire, son style, sa personnalité et sa créativité.

On retrouve deux défauts récurent chez les photographes au moment de l’éditing:

  • Le photographe qui ne sait pas choisir, il estime que toutes ses photos se valent.
  • Le photographe qui refuse d’écarter une bonne photo même si elle ne colle pas à son projet ou ne lui apporte rien.

L’éditing est un travail très compliqué car à la prise de vue on choisit dans le réel ce qui sert le propos du projet et l’éditing revient à remettre en cause nos choix de la prise de vue, à se déjuger.

L’éditing doit se faire en ayant en tête le moyen de diffusion du projet. Il en existe trois principaux:

  • l’exposition: on est entre 10 et 30 photos en général mais peut aussi être influencé par le projet et la taille des tirages.
  • la projection: on compte environ 200 photos pour une durée de 20 à 25 minutes.
  • le livre, qui est la forme la plus libre

Il faut garder en tête que si les gens veulent en voir plus après avoir vu votre projet, alors l’éditing est réussie. Les bonnes images ne sont pas perdues au milieu d’images moins bonnes.

Pour réussir son éditing, il faut le faire après avoir laissé reposer des images, il faut que le photographe se soit détaché sentimentalement de ses photos (vous vous souvenez, le hors champ personnel).

En numérique, il peut être nécessaire de faire une première éditing « à chaud » ou l’on gardera entre 20 et 30% des images prises. Le but étant de ne pas être noyé sous une masse de photo lors de l’éditing. On prendra ensuite le temps de se détacher des images.

On attaquera ensuite l’éditing qui permettra de choisir les images dont on fera un tirage de lecture. Il y a deux raisons du passage par des tirages de lecture, de part leur coût on sera plus sélectif lors de l’éditing et l’éditing finale sera plus aisée avec des tirages de lectures de les bouger afin de sélectionner l’ordre des images au sein du projet.

L’éditing n’est pas un résumé. On garde cette méthode pour les souvenirs ou les photos de famille.

L’éditing c’est aussi faire le deuil de photos qui ont donné du mal au photographe et dans lesquelles il avait mis beaucoup d’espoir. Sans le recul du temps, du fait qu’il est attaché à ses photos par son hors champ personnel, le photographe risque d’être un mauvais éditeur.

Si il veut faire appel à une aide extérieure, le photographe devra malgré tout avoir fait 90 ou 95% du travail d’éditing. Sinon le travail final ne sera pas sa vision et le travail sera très compliqué pour l’éditeur extérieur.

Les travaux finaux sont ce que l’on va laisser à nos proches si ils intéressent à notre photographie. C’est à ce moment que les tirages papiers organisés prennent leur sens, que ce soit sous forme de tirages ou de livre.

Mes petits tirages souvenirs et tirages de lectures par ordre chronologique.

Le Réel

Par définition, la photographie est liée au réel. On ne peut saisir quelque chose qui n’a pas été.

Même si le photographe essaye de s’échapper du réel en l’interprétant, il reste malgré tout dans un rapport de proximité avec celui-ci.

Le spectateur aussi recherche toujours ce rapport au réel et cherche à ramener la photographie à une duplication du réel. Que ce soit face a des photos extrêmement retouchées, retravaillées ou des situations photographiées assez rare (lumière particulière, événement inattendu dans le cadre) notre première réaction est de se poser la question du réel.

Cette question du réel peut être vu de plusieurs façon, une astrophotographie ou une macro montre le réel, mais un réel autre que celui de nos yeux.

La photographie se distingue des autres images par le fait que le réel « adhère » à l’image. Le fameux « ça a été » de la photographie.

Avec toutes les possibilités de retouche, le photographe doit expliciter sa distance au réel. Certain voudront coller au réel par une approche documentaire/journalistique. D’autre seront se détacher le plus possible du réel par la création de mises en scène, de décors, d’incrustation d’images, etc… Et entre ces deux extrêmes, il y a une infinité de nuances.

Conclusion

Ce petit livre est un concentré d’informations pour un photographe qui maitrise la technique mais tourne un peu en rond dans sa pratique.

Je n’ai pas parlé de certains chapitres parlant par exemple du choix des matières pour le tirage final ou encore la marché de l’art. J’ai préféré me concentrer sur la réalisation de projets cohérents qui est au coeur même de la pratique photo amateur.

Et si je devais résumer ce livre en une phrase, LA phrase qui va vous faire passer un cap, enfin une question à laquelle vous devez répondre:

Vous avez pris la parole photographique, oui mais pour raconter quoi?

Développez vous même vos pellicules!

Développer ses pellicules noir et blanc à la maison, pour peu que vous ayez un peu de matériel (et il en faut vraiment peu) c’est vraiment facile. C’est comme suivre une recette de cuisine basique.

La couleur est plus sensible au variations de température et nécessite de maintenir les produits autour d’une certaine température (en général 38°). C’est donc plus compliqué et je n’ai personnellement jamais essayé.

Nous parlerons donc ici que du développement noir et blanc et je vais vous expliquer les avantages de le faire vous même.

Le coût et la simplicité

C’est une raison principale, le développement est tellement simple et peu cher une fois équipé.

Le coût le plus important va être l’investissement dans le matériel de base, c’est à dire la cuve de développement, un thermomètre, 3 éprouvettes de chimiste. Vous pouvez bien entendu demander autour de vous ou trouver un club photo comme le mien qui met à disposition du matériel. Si vous souhaitez acheter vous pouvez vous tourner vers l’occasion. Malgré tout, les prix en neuf ne sont pas exorbitants.

Une cuve de marque Paterson deux spires se trouve neuve pour un peu moins de 30€.

Cuve Paterson deux spires

Il vous faudra ensuite acheter les produit chimique nécessaire au développement. Au final, le coût des produits chimique revient au maximum à 1€ par pellicule.

Si vous partez de zéro, Ilford et Paterson se sont associés afin de proposer un kit complet avec tout le nécessaire pour développer vos premières pellicules.

Kit Paterson/Ilford pour débuter le développement noir et blanc

La maitrise du procédé

On dit souvent que la photographie c’est une succession de choix, et le développement est aussi un moment ou le photographe peut aussi faire des choix fort. L’association d’un choix de pellicule avec un choix de révélateur donnera un style au images. pour simplifier, vous aurez le choix entre des révélateurs qui limite le grain ou des révélateurs favorisant le grain et apporte une sensation de netteté plus marquée (le Rodinal étant le révélateur le plus connu pour favoriser le grain est aussi une des plus vieille recette de révélateur).

Il existe une multitude de méthode de développement, comme la métode Jules Steinmetz ou encore le stand dev pour ne citer que les plus connues. Et pour les plus aventuriers, vous pouvez tenter l’expérience d’utiliser le cafénol qui est une recette à base de café. Personnellement je suis assez cartésien, je n’ai pas testé cette expérience et je reste au produits chimique plus classiques. (Et je vous conseil de maitriser le développement classique avant de vous lancer dans l’expérimentation).

En maitrisant lé développement, vous pourrez même faire des expériences et adapté votre développement en fonction des résultats précédents afin d’obtenir les meilleurs négatifs possible pour le scan ou le tirage.

Et il y a une certaine magie et un peu de fierté lorsque l’on ouvre la cuve et que l’on voit que les images sont bien présente sur le film.

Un autre avantage de maitriser le développement, c’est de limiter les risques de détérioration des pellicules. J’ai vécu cette mauvaise expérience de récupérer une pellicule après une développement par un labo et d’avoir la mauvaise expérience de voir que le film avait était abimé sur certaine vues.

Et il faut savoir que vous n’êtes pas obligé d’exposer la pellicule à sa sensibilité nominale, c’est ce que l’on appelle pousser ou retenir la pellicule. Et dans ces cas, on adapte le temps de développement. En ayant la main sur le procédé, vous êtes sûr de faire le bon développement.

La curiosité de l’histoire de la photo

Le film souple transparent est inventé en 1888 par l’Américain John Carbutt et commercialisé en 1889 par l’industriel américain George Eastman — le futur fondateur de Kodak — sous la forme de rouleaux de 70 mm de large.

Wikipedia

Le format 35 mm donnera la cartouche 135, un conditionnement commercialisé par Kodak à partir de 1934 permettant le chargement et la manipulation du rouleau en plein jour.

Wikipedia

Si on prend 1934 comme date de référence, cela fait plus de 85 ans que la photographie argentique existe. De part la jeunesse du numérique, on peut dire que la majorité des photos mythiques ont été faite en argentique.

Faire des photos argentiques et développer vous même vos pellicules c’est aussi un moyen de comprendre et de vous imprégner de l’histoire de la photographie.

Conclusion

J’espère vous avoir convaincu de vous lancer dans l’aventure du développement du noir et blanc.

Vous aurez ainsi la maitrise du rendu pour un coût réduit, et vous découvrirez un morceau de l’histoire de la photo.

Et si vous le faites à la maison, vous aurez le résultat bien plus vite qu’en passant par un labo.

Pourquoi faire de l’argentique noir et blanc?

La photo de la prise de vue au tirage

En choisissant la photographie argentique noir et blanc, vous faites le choix de pouvoir réaliser vos images de la prise de vue au tirage.

Vous pourrez apprendre et maitriser chaque étape de la réalisation de vos photographie.

La prise de vue

Pour la prise de vue, vous pourrez choisir le rendu en choisissant la pellicule que vous utiliserez. Les paysagistes ou photographe d’architecture pourront choisir une pellicule à grain fin afin d’avoir le maximum de détails par exemple. Ceux qui font de la photo de rue pourront choisir entre le grain traditionnel des pellicules mythiques dans l’histoire de la photo de rue (comme l’HP5 ou la TriX400) ou choisir leur équivalent moderne (les Delta 400 ou Tmax 400).

Vous choisirez la pellicule qui correspond à votre projet photographique.

Le développement

Cuve pour le développement

En effectuant cette étape vous même, vous pouvez une fois de plus jouer sur le rendu final de vos photos.

Il existe une multitude combinaison pellicule/révélateur ayant chacune leur rendu. Les amoureux du grain fin utiliseront un révélateur à grain fin avec une pellicule à faible ISO, les amoureux du grain pourront quand à eux utiliser un révélateur favorisant le grain comme le mythique Rodinal.

Il existe aussi de nombreuses méthodes de développement ayant chacune leur rendu. Je pense notamment à la méthode Jules Steinmetz ou le Stand Dev.

Si vous débutez, je vous conseille de choisir une pellicule, un révélateur et de suivre les indications constructeurs afin d’obtenir de bons résultats et surtout des résultats constants. Une fois maitrisé, vous pourrez jouer sur le temps de développement ou l’agitation afin d’adapter le développement à votre style photographique afin d’obtenir les négatifs qui vous faciliteront le travail sous agrandisseur.

Le tirage

C’est l’étape magique et qui donne se côté unique à la photographie argentique Noir et Blanc. C’est à cette étape que l’on voit apparaitre l’image sur la papier. C’est à cette étape que l’on peut ajuster et ré-équilibrer la lumière sur le tirage.

Et encore une fois, les choix que vous ferez à cette étape auront une grande influence sur votre photographie finale. C’est a cette étape que vous pourrez faire une photographie plus sombre, plus claire, plus ou moins contrastée, ect..

Exemple de retouche par un tireur professionnel

Se libérer des écrans et prendre le temps

Dans notre société actuelle, les écrans sont omniprésents. Les ordinateurs, les télévisions, les téléphones, les écrans publicitaires sont notre quotidien.

Le noir et blanc argentique vous permets de réaliser vos photographies de A à Z sans passer par l’intermédiaire d’un écran.

C’est, je trouve, un vrai repos pour nos yeux et notre cerveau. Ce qui fait de la photographie argentique un passe temps qui nous procure une réelle coupure.

C’est aussi une activité ou la patience est importante et ou il faut prendre le temps. Encore une fois, cela nous permet de sortir de notre société ou tout va extrêmement vite et de donner du temps pour souffler à notre cerveau.

C’est aussi une activité manuelle, et c’est toujours plaisant pour les personnes comme moi qui n’ont pas un travail manuel de réaliser quelque chose de nos mains.

Donner de la valeur à nos images

Avec la démocratisation de la photographie et son côté facile d’accès, tous le monde prend des photos. Beaucoup de photos…

Et toutes ces photos finissent sur un téléphone, ordinateur ou disque dur et finissent par être oublié.

En choisissant l’argentique, vous serez amené à faire des choix. A la prise de vue et même plus tard au tirage, car la photo argentique est une activité chronophage (mais c’est un passe-temps, donc ce n’est pas un problème). Ces choix seront parfois dur, mais vous les aimerais car ce seront les vôtre. Vous aurez donc moins de photos à montrer (ce qui n’est pas plus mal, les diaporama de 500 photos de voyage c’est long…), mais elles auront plus de valeurs pour vous.

Si comme moi vous vendez vos photographies, j’aime l’idée que chaque tirage est unique, même si il vient du même négatif que le tirage précédent. La méthode de tirage de par sa nature donne au tirage son unicité, la ou les imprimantes reproduisent le fichier numérique à l’identique, impression après impression.

Le partage

Je tire toutes mes photos sur du papier 13x18cm, quels soient issu mon travail pro, d’auteur ou mes photos persos. Et je les mets toutes dans une boite qui est très facile à sortir pour partager avec les gens qui veulent parler photo ou mes proches. Et les échanges sont favorisés par la circulation des images papiers, les gens sont « actifs » en opposition aux diaporama sur écran ou les gens sont spectateurs et donc passif la plupart du temps.

Ma boite photo avec mes tirages 13x18cm.

La sauvegarde

Vous n’êtes pas sans savoir que le stockage est une question épineuse en informatique. Le risque de perte est réel et il faut faire attention à ses sauvegardes. Sans compter que les formats actuels ne seront peut être plus lisible dans 30ans, ça personne ne le sait.

Avec l’argentique, nos photos sont sur papier, nous pourrons toujours les lire. Pareil pour nos négatifs, bien conservé il seront toujours la dans 50ans et vous pourrez en faire de nouveaux tirages.

Pensez à ce que vous voulez laisser à vos proches, vos descendants. A notre plaisir de trouver des images papier de nos arrières grand parents ou encore plus loin dans la passé.

Pensez vous que vos descendant iront fouiller dans vos disques durs pour trier vos photos?

Conclusion

Je vous ai expliqué pourquoi j’apprécie l’argentique noir et blanc, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi.

Mais si vous en avez la possibilité, essayer l’argentique. Ce sera toujours une bonne expérience.

Et si j’avais un conseil à donner pour ceux qui font du numérique ce serait celui-ci : imprimer vos photos, même en petit (13x18cm c’est un format sympa). Une photo n’est pas la même sur papier que sur écran.